Fawlty Towers / Penny Dreadful

Fawlty Towers / Penny Dreadful

Il n’y a pas que les films dans la vie, il y a les séries aussi.

FAWLTY TOWERS

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Basil et Sybil Fawlty sont les heureux propriétaires de l’hôtel du même nom, doucettement niché au cœur de la campagne anglaise.

Entre les habitués et les quelques touristes de passage, l’établissement vivote tranquillement. Si cela convient parfaitement à Sybil qui profite de son temps libre pour papoter au téléphone et fumer comme un pompier, ça l’est beaucoup moins au goût de Basil qui souhaiterait davantage de prestige.

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Constamment bougon, malmené par sa revêche moitié, il en profite pour se défouler sur sa maigre clientèle, rudoyer Manuel, le garçon d’étage fraîchement débarqué de Barcelone (et dont la compréhension de la langue anglaise s’avère très partielle), houspiller Penny la femme de chambre, et profiter de la moindre occasion pour se mettre dans des situations invraisemblables.

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Créé en 1975, Fawlty Towers doit le jour à l’un des plus prolifiques Monthy Python, le fantasque et délirant John Cleese.

Écrit à 2 mains avec Polly Sherman (Penny dans la série et à cette époque, compagne de Cleese), elle met en scène le petit monde vivant dans cet hôtel, théâtre idéal de situations rocambolesques, où la silhouette dégingandée du comédien, à elle seule, prête déjà à rire.

Festival de dialogues géniaux, source féconde de situations absurdes, Fawlty Towers est une folie douce qui ne ressemble à rien d’autre, un pur moment de comédie dont seule la Grande – Bretagne est capable.

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2 saisons, disponible en DVD en France sous le nom de  » L’hôtel en folie  » (misère de traducteurs …)

PENNY DREADFUL

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Angleterre, fin du 19ième siècle. L’Américain Ethan Chandler fait partie du show venant présenter les mystères de l’ouest aux populations locales. Après la représentation une femme énigmatique, Vanessa Ives, lui propose un contrat afin de retrouver une jeune fille enlevée.

C’est ainsi que le valeureux Yankee va rencontrer Sir Malcom Murray (le père de la kidnappée) explorateur en mal de découvertes, son fidèle serviteur Sembene et tomber nez à nez avec un être renfermant dans sa poitrine de curieux hiéroglyphes.

Ce qu’il faut vous préciser, c’est que la jeune disparue n’a pas été enlevée par de simples mortels mais une entité démoniaque, Miss Ives possède d’étranges pouvoirs, le Dr Frankenstein fréquente les dîners mondains et les méfaits d’ordinaire attribués à Jack l’éventreur pourrait avoir été commis par une créature bien plus poilue.

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Loin de moi l’idée d’être normalement attirée par l’horreur et le surnaturel, mais Penny Dreadful* vaut pour son ambiance. On y est facilement happé par la sombre et austère Angleterre victorienne, ses rues nappées d’un brouillard plein de mystères, où se croisent prostituées tuberculeuses, cabinet de curiosités ainsi que prétendue hystérie féminine (et les moyens de l’époque pour en venir à bout), où des personnages de la littérature prennent vie (tels Dorian Gray ou Van Helsing).

Produite par Sam Mendes, réalisée (pour certains épisodes) par Juan Antonio Bayona (réalisateur de l’Orphelinat), la série tournée en Irlande bénéficie de moyens conséquents, permettant la réalisation d’un objet vraiment chiadé.

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Le casting est à la hauteur du budget (c’est à dire plutôt sympa) : Josh Harnett, Eva Green, Timothy Dalton

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1 saison mais la deuxième doit déjà être sur les rails.

En vous remerciant

Pierrette Tchernio

* : Tirant son nom d’un genre de publications qui, au 19ième siècle, privilégiait des histoires sombres, adaptées de fais divers, les Penny Dreadful se découpaient sous forme de feuilletons dans des recueils coûtant 1 penny à l’achat et s’adressaient principalement à la classe ouvrière.