La petite chronique : Kubo et l'armure magique

La petite chronique : Kubo et l’armure magique

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C’est samedi, il pleut et tu ne sais plus comment occuper ta progéniture* pour l’empêcher de réduire la maison à une version miniature de Battlefield ? Tu es fan du Japon, tu as lu l’intégrale de Kenshin le vagabond, tu connais par cœur toutes les productions Ghibli et tu ne rêves que d’aller t’installer au pays du soleil levant ? Tu aimes le cinéma d’animation notamment quand il est réalisé en stop motion ? Tu n’appartiens à aucune de ces catégories ?

Et bien je t’invite à aller voir Kubo et l’armure magique, si tu n’y vois pas d’objection.

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Réalisé par un studio américain (et plus précisément par Travis Knight, responsable déjà de la singulière Coraline et du passable Le monde de Norman), Kubo et l’armure magique se situe dans un Japon médiéval où un jeune garçon flanqué d’un singe amulette et d’un samouraï coléoptère, va partir à la quête de l’armure possédant le pouvoir de vaincre le chevalier de la lune qui, non comptant de lui avoir déjà dérobé un œil, voudrait bien faire subir le même sort au second.

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Tu l’auras compris parent au bord de la crise de nerf, obsédé des cerisiers en fleurs et fan d’animation, dans Kubo et l’armure magique il y a beaucoup de choses susceptibles de te faire passer un bon quart d’heure.

Si l’on met de côté des dialogues assez pontifiants et passablement gnangnans (heureusement, il reste beaucoup de scènes d’actions) ainsi qu’une VF assez bof bof** (on pourra me dire tout ce qu’on veut mais un méchant qui a la voix – française s’entend – de Kevin Costner, on y croit moins), reste une mignonne histoire (ce qui est déjà pas mal), des personnages attachants (on n’en demandait pas tant) et un graphisme très très réussi et joliment original, notamment autour de l’art de l’origami (n’en jetez plus).

Je n’irais pas jusqu’à dire que Kubo et l’armure magique est le film d’animation de l’année (non, faudrait pas déconner quand même) mais il possède le mérite d’en proposer une nouvelle lecture.

En vous remerciant.

Pierrette Tchernio

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En salle depuis le 21 septembre

* : Attention toutefois aux enfants que vous comptez amener à la séance, l’univers est assez sombre, certaines créatures peuvent apparaître terrifiantes pour eux.

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Dans la salle où je me trouvais, certains petits ont connu leur première frayeur cinématographique.

* *: Dans la version originale c’est Charlize Theron, Matthew McConaughey, Ralph Fiennes et le jeune Art Parkinson (Rickon Stark, ça vous dit quelque chose ?) qui prêtent leurs voix aux personnages. À mon humble avis, ça doit donner une autre intensité.