Le groupe du vendredi : Yeti Lane

Le groupe du vendredi : Yeti Lane

Et si le psychédélisme n’avait pas bu la tasse dans une baignoire parisienne avec Jim Morrison ? Et s’il ne s’était pas tiré une balle dans le pied avec un Jimmy Page bradant l’un de ses solos les plus mythiques, tout ça pour vanter les mérites d’un lézard nucléaire de 30 mètres ?

Avec le groupe Yeti Lane, j’ai comme qui dirait l’impression que le rock psychédélique n’est pas mort, non madame. C’est pourquoi j’aimerai porter à votre attention ce duo, composé de Cédric Benyoucef et Charlie Boyer. A écouter leur dernière production, L’Aurore, jamais on ne se douterait qu’ils ne sont que deux à produire cette musique pleine, ronde, langoureuse. Et pourtant, ce sont bien eux qui ont accouché de ce trip planant, digne d’un voyage intersidéral (ou du moins de l’idée que je m’en fais).

Pour ne rien gâcher à l’affaire, la vidéo illustrant le morceau qui donne son titre à l’album est tout simplement géniale. Là encore, l’animation prouve combien elle a grandi depuis quelques années et peut apporter une vraie valeur ajoutée, loin d’un label estampillé  » petite enfance « . Je vous laisse au bon soin de l’Aurore et de son atmosphère pour le moins vénéneuse.

C’est le studio ManuelCam qui est responsable de cette petite merveille. Si l’envie vous titille d’entrevoir le travail de titan fourni pour arriver à un tel résultat, je vous invite à faire un tour par le making of (à retrouver ici).

Vous êtes partant pour une deuxième vidéo de Yeti Lane ? Vos désirs sont des ordres et c’est avec une joie non dissimulée que je vous invite à ouvrir les mirettes devant celle d’Acide Amer. Censée se dérouler juste après les événements de l’Aurore, on y retrouve l’unique survivant de la folie meurtrière du dinner. Soigné dans un hôpital d’un genre assez particulier, il va goûter à une expérience que bien de ses compatriotes masculins rêveraient de vivre (du moins au début).